« Les parlementaires s'inquiètent des systèmes d'information de l'Etat : la commission des Finances de l'Assemblée nationale estime que la nouvelle procédure budgétaire créée par la Lolf implique une plus grande attention portée à "la démarche de performance" et s'inquiète de "l'extrême faiblesse" des systèmes d'information de l'Etat. Dans un rapport sur la mise en œuvre de la Lolf (loi organique relative aux lois de finances), la commission souligne que l'objectif d'une plus grande efficacité de la dépense publique appelle une évolution des pratiques administratives. "Certains ministères tentent aujourd'hui de rétablir des rigidités qui ne sont pas conformes avec l'esprit de la Lolf ", selon le rapport, qui cependant salue "le travail accompli par les administrations".
En vue d'améliorer l'application de la Lolf , la mission a formulé une trentaine de propositions portant à la fois sur la présentation du budget et l'organisation des débats parlementaires, et sur le contenu des projets annuels de performance, le rôle des opérateurs de l'Etat et la modernisation du système d'information financière de l'Etat. Pour Michel Bouvard (UMP, Savoie), "l'un des principaux handicaps" à la mise en œuvre de la Lolf est "l'absence d'efficacité des systèmes d'information de l'Etat". "La modernisation est urgente et indispensable", affirme le rapport. Le nombre de ces opérateurs "ne cesse de croître" pour atteindre aujourd'hui environ 780, selon le rapport. De son côté, Didier Migaud (PS, Isère) a mis en garde contre "une application trop technocratique, trop concentrée" de la Lolf. M. Migaud a également regretté qu'il y ait "trop d'objectifs et trop d'indicateurs", et "un tableau de bord trop compliqué" pour les gestionnaires de programmes. » On rappellera que les critères d’évaluation – notamment dans le domaine de la recherche – présentent des risques de dérives certains déjà abordés dans la niouz.
En attendant, largement désorganisée par la Lolf , la Chancellerie accumule les ardoises auprès des experts, interprètes, labos, et même des pompistes : la justice ne peut plus payer ses frais…