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Les informations d'actualites, statutaires, sociales concernant essentiellement la fonction publique, etat, territoriale et hospitaliere, par l'Union Regionale des fonctions publiques CGC, syndicat de la région Centre, et maintenant sur toute la France.

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Extraits des voeux présidentielles aux Armées.

"Pour être crédible vis-à-vis de l’ensemble de ses alliés, comme vis-à-vis de ceux qui pourraient la menacer, la France doit adapter son armée en permanence. Les armées doivent disposer de moyens modernisés, adaptés à leurs missions, les équipements doivent être entretenus au meilleur niveau et les militaires et leurs familles doivent voir reconnue la nature spécifique de leur engagement. Une nouvelle loi de programmation militaire sera élaborée au printemps 2008. Cette nouvelle loi de programmation ITER, je souhaite qu’elle soit crédible car compatible avec notre stratégie de défense, mais aussi crédible parce qu’elle sera véritablement et complètement financée. Nous devrons faire des choix, j'ai même été élu pour cela, je les ferai.

 

L’objectif, c’est le maintien d’un effort de défense de la nation de l’ordre de 2% du PIB et chacun sait que l'indépendance du pays c'est la sécurité de ce pays, c'est également sa souveraineté financière. C'est pourquoi la LPM s’inscrira dans le cadrage d’ensemble des finances de l’Etat, et c’est aussi la raison pour laquelle ces objectifs seront atteints au terme d’un processus de réforme et de rationalisation exemplaire.

 

En parallèle aux travaux du Livre blanc, c’est déjà tout  le ministère de la défense qui est mobilisé pour sa modernisation, sous l’impulsion d’Hervé Morin  en s’appuyant notamment sur la révision générale des politiques publiques qui va conduire à réformer l’ensemble des administrations françaises.

 

Déjà, une réforme de l’administration centrale du ministère de la défense est en cours de finalisation avec pour objectif une meilleure efficacité de la prise de décision. Elle se traduira  par le regroupement des administrations centrales sur le site de Balard, chantier ambitieux et symbolique, pour une armée unie, moderne et réactive.

 

C’est dans ce cadre de réformes ambitieuses qu’il sera possible d’agir pour la condition des militaires. Je connais vos attentes qui rejoignent celles de la plupart des Français. Je sais que le pouvoir d’achat est pour vous aussi un problème. Je comprends que vous soyez impatients de voir mises en œuvre les recommandations du Haut Comité d’Evaluation de la Condition Militaire en vue d’un rattrapage des écarts constatés entre les différents corps en uniforme. Ce travail a été engagé par Hervé Morin, comme vous le savez. Je sais qu’il y a eu un décrochage des armées, principalement, et c’est peu connu, pour les officiers. Le rattrapage global qui est envisagé représente pour notre pays un effort de trois cent millions d’euros. 300 M€, ce n’est pas rien, compte tenu de la situation de nos finances publiques ! Cet effort s’accompagnera, pour le ministère de la défense comme pour tous les autres, d’une réduction des effectifs. C’est ce qui permet de dégager les marges budgétaires nécessaires. Je  le répète, je souhaite que vous soyez mieux payés, plus efficaces et plus performants car vos missions sont exigeantes.

 

Un chantier d’une telle ampleur demande un peu de temps. Nous commençons dès cette année par les militaires du rang et les sous-officiers en début de carrière. Nous continuerons ensuite au profit des autres catégories.

 

Vous savez, j'ai été élu pour apporter des solutions aux problèmes de la France, pas pour les contourner, et s'il y en a ici quelques-uns qui savent que c'est difficile, on est là. Mais on n'est pas là pour se plaindre, et le diagnostic, je le poserai dans toute sa franchise. En tous cas, les problèmes, on ne les mettra pas de côté on les regardera bien en face, on trouvera les solutions et les Français seront juges. Il n'est pas question de tenir les Armées en dehors de ceci. Je fais confiance à Hervé Morin pour conduire les changements majeurs qu'avec le Premier ministre nous appelons de nos vœux. Pour cela, il ne faudra pas craindre d’innover, sans oublier les leçons du passé. C’est pour cette raison que vous les anciens combattants êtes parmi nous, vous qui nous avez montré le chemin de l’exemple.

 

La considération dont notre armée bénéficie aujourd’hui, la crédibilité de la France dans les relations internationales, nous les devons largement aux anciens combattants. Vous avez fait la France, libre et grande, à la parole écoutée et respectée.

Cette considération, il est légitime qu'elle se traduise par l'instauration et le renforcement de droits spécifiques.

 

En avril 2007, j’avais pris l’engagement d’augmenter la retraite du combattant et l'on me dit « il fait un discours comme dans sa campagne ». Ah, comme c'est curieux, oui, j'ai décidé d'innover, je pense ce que j'ai dit avant, c'est très curieux et chacun peut reprendre les discours d'avant l'élection et ceux d'après, c'est les mêmes. Je vois que cela impressionne quelques-uns mais il faut qu'ils s'y fassent, j'ai l'intention de respecter mes engagements. Quel drôle d'idée me direz-vous ? Oui, effectivement, c'est la rupture. En tous cas pour moi je fais un lien très précis entre ce que nous avons dit pendant la campagne et ce que nous faisons après et si tel ou tel observateur trouve un lien entre ce que j'ai dit avant la campagne ou pendant la campagne et ce que nous faisons avec François FILLON après, ils ont raison, il y a un lien. Nous avons proposé aux Français un projet et on le met en œuvre. Permettez-moi de vous dire que ce qui est curieux, c'est qu'il y a eu tant de différences souvent dans le passé entre ce que l'on disait avant et ce qu'on faisait après, et quand on ne peut pas le faire, on l'explique mais on ne ment pas, on ne trahit pas, on ne transige pas. Je l'avais dit et bien je tiens mes engagements, dès cette année, à l'initiative d'Alain MARLEIX, que je remercie, cette retraite sera donc augmentée et l’effort se poursuivra durant tout le quinquennat.

 

Mais la considération ne se réduit pas à cette seule question de point d’indice, surtout vis-à-vis de citoyens qui ont risqué leur vie, qui ont souffert, dans leur chair et dans leur âme. La considération, c’est d’abord perpétuer les valeurs qu’ils ont portées, à l’instar de la Résistance, extérieure et intérieure, qui durant quatre ans fut, de fait, dépositaire de l’honneur et de la grandeur de la France. C’est à travers le devoir de mémoire que nous prolongeons et donnons du sens aux combats menés par nos anciens. Nous sommes, vous le savez, à un tournant. Les multiples associations qui composent le monde combattant vont devoir se rapprocher en raison de la diminution du nombre de leurs adhérents. Je voudrais dire que je les y incite. L’Etat montre même la voie. Pour que sa politique soit plus efficace, et plus lisible vis-à-vis des anciens combattants, il constituera un guichet unique là où jusqu’à présent les anciens combattants avaient deux administrations différentes pour interlocuteurs.

 

Les cérémonies également doivent évoluer, pas pour le bénéfice ou le plaisir de changer, mais pour toucher un public plus jeune, qui n’a pas connu ce que nous commémorons. On ne peut pas avoir les mêmes cérémonies commémoratives alors que, par la force des choses, il y aura de moins en moins de témoins directs et ne pas comprendre ça, me semble-t-il, c’est offenser le devoir de mémoire. Les cérémonies, à partir du moment où les acteurs eux-mêmes ne seront plus présents par la force des choses, ces cérémonies doivent évoluer pour être adaptées à un public plus jeune. Le dernier 11 novembre m’a donné l’occasion de rénover cette célébration traditionnelle. Déjà que le mois de novembre n’est pas très gai - non il faut pas le dire mais enfin quand même - si en plus on se réunit sans donner un peu de lustre, un peu d’ampleur, une volonté de convaincre et d’attirer, alors on offense la mémoire de ceux qu’on doit honorer. On ne les honore pas par habitude, on les honore parce qu’ils ont porté des valeurs.

 

2008 sera une année extrêmement riche sur le plan de la mémoire. Nous célébrerons en particulier les 90 ans de l’armistice du 11 novembre 1918, pendant la présidence française de l’Union Européenne. J’attends que les commissions présidées par les professeurs Jean-Jacques Becker, sur le 90ème anniversaire,  et André Kaspi, sur la modernisation des commémorations publiques, ainsi que bien sûr la commission du Livre blanc, aient rendu leurs conclusions  pour redéfinir cette politique de mémoire. La mémoire, ce n’est pas la nostalgie du passé, c’est la préparation de l’avenir. La mémoire, ce n’est pas quelques vieux souvenirs qu’on exhume quelques heures dans l’année. La mémoire, c’est les valeurs qu’on célèbre, qu’on respecte et dont on décrit l’actualité pour les plus jeunes de notre pays. Ca vaut la peine, me semble-t-il, de se donner un peu de mal pour faire cette politique de mémoire mieux adaptée aux évolutions de notre société et plus conforme à la diversité de notre pays, et plus en phase avec les attentes des jeunes générations, une politique de mémoire moderne. Parce que la mémoire, c’est la modernité.

 

Je souhaite que tous les Français comprennent que cela a un sens, de se réunir en hommage à celles et ceux qui ont consenti au sacrifice suprême pour que la France demeure libre

Je souhaite enfin que le 30ème anniversaire de l'opération de KOLWEZI soit l'occasion de rendre hommage aux militaires français qui, depuis trente ans, participent aux opérations extérieures. Vous savez, un pays qui a des souvenirs, un pays qui a une histoire, et bien cette histoire elle est utile. Pour la respecter, il faut en parler, il ne faut pas en avoir honte, y compris quand c’est Austerlitz. C’était pas dans le discours mais ça me tient très à cœur. Voilà, c’est comme ça, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? J’aime beaucoup les Anglais, mais enfin il n’y a pas de raison qu’ils célèbrent Trafalgar et que nous on ne célèbre pas Austerlitz ! Ecoutez franchement, dire ça, ce n’est offenser absolument personne ! Absolument personne ! Bon écoutez, ça fait plaisir, on est quelques uns à penser ça ! Non mais j’y tiens beaucoup parce que c’est très important l’histoire pour un pays. La mémoire pour un pays. Et nous aurons l’occasion avec le Premier ministre, c’est ce que j’ai appelé une politique de civilisation, tout au long de l’année 2008, de parler du contenu des programmes et de ce que l’on enseigne à l’école. Je suis désolé, c’est un sujet majeur, c’est un sujet politique au sens noble du terme, c’est-à-dire pas un sujet partisan, un sujet politique. Qu’est-ce qu’on veut enseigner à nos enfants ? Qu’est-ce qu’on veut qu’ils retiennent ? Qu’est-ce que l’on attend de l’école ? Ce n’est pas simplement une affaire de spécialiste comme l’on dit. D’ailleurs maintenant, on ne peut plus parler de rien si on n’est pas spécialiste. Comme il y a des spécialistes de tout, on ne sait jamais si on tombe sur le bon numéro. Et ça, ça compte aussi, il faudra que l’on en parle de tout cela. La aussi, je suis désolé mais on a le droit d’avoir des convictions et d’essayer de les faire partager à un pays. Voilà !"

 

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