Les informations d'actualites, statutaires, sociales concernant essentiellement la fonction publique, etat, territoriale et hospitaliere, par l'Union Regionale des fonctions publiques CGC, syndicat de la région Centre, et maintenant sur toute la France.
Après de multiples ratés, l'accord est enfin conclu entre le gouvernement et la fonction publique italienne, dont la convention était caduque depuis la fin de 2005. Le gouvernement a mis sur la table 1,7 milliard d'euros pour emporter l'adhésion des syndicats. Et pour 2008, la dépense totalisera entre 3,5 et 3,7 milliards d'euros. En échange de cette promesse d'une hausse de salaire moyenne de 101 euros par mois pour les fonctionnaires à dater du 1er janvier 2007, ont été signés 4 mémorandums : sur la mobilité ; le salaire au mérite et la qualité des services de la fonction publique. Rome estime en effet que pour dynamiser la croissance économique italienne, « une profonde réorganisation de l'administration publique », dit un des mémorandums, est indispensable. Les dirigeants des administrations publiques, dont le nombre devrait se réduire, se verront attribuer davantage d'autonomie et leurs émoluments tiendront compte des résultats qu'ils auront atteints. Les citoyens pourront, en outre, évaluer directement les services dont ils bénéficient. La progression des carrières ne se fera plus seulement à l'ancienneté.
La mobilité territoriale sera encouragée et, en cas de besoin, si elle est impossible, des aides au départ seront mises en place. Les emplois publics sont très inégalement répartis sur le territoire italien : en Lombardie, dans le nord de l'Italie, il y a 43,6 fonctionnaires pour 1.000 habitants, alors que, dans le Latium, ils sont 76,6 pour 1.000 habitants, en raison de l'implantation à Rome de l'administration centrale.
L'accord signé vendredi va permettre de finaliser les négociations non seulement pour les fonctionnaires des services centraux, mais aussi pour les collectivités locales, les services de santé et l'éducation.
« Étape importante »
Dans ce domaine, outre cet accord, le ministre de l'Education a annoncé qu'il régulariserait la situation de 60.000 enseignants précaires pour l'année 2007-2008.
« Le résultat d'aujourd'hui abaisse le taux de conflictualité dans le secteur public et aide à obtenir une meilleure productivité du système. Le protocole d'entente indique la voie à suivre, c'est une étape dans la réforme de l'administration publique », a indiqué Enrico Letta, sous-secrétaire à la présidence du Conseil. L'accord concerne selon lui l'ensemble de la législature.
Pour le ministre de l'Economie, Tommaso Padoa-Schioppa, il s'agit d'une « étape importante », qui donne dans le même temps « sécurité et tranquillité économiques » aux 3,5 millions de personnes employées dans la fonction publique, « sans mettre en péril l'équilibre retrouvé des comptes publics ».
Le gouvernement espère ainsi éviter la grève prévue pour le 16 avril, même si les syndicats disent attendre que les textes soient partis vers l'ensemble des administrations pour lever leur mot d'ordre.