Bercy se donne six mois pour aboutir à un livre blanc avec des mesures concrètes et un calendrier d'application, pour
« moderniser l'administration »,
« redéfinir le rôle de l'État, premier employeur de France » ou
« instaurer une vraie gestion des ressources humaines ». Aucun tabou, promet-on : nouveaux métiers, nouveaux besoins des usagers, tracé des frontières entre public et privé, tout sera discuté...
Pour aborder ces thèmes parfois brûlants, Woerth et Santini comptent innover dans la forme. Des rencontres devraient être organisées tous les quinze jours environ, en province, avec les syndicats, mais aussi avec des agents « de base » - notamment des jeunes -, des élus locaux, des consultants ayant travaillé à la réforme de l'administration à l'étranger, des usagers... De quoi éviter le « ronron » de l'éternel dialogue entre les huit fédérations de fonctionnaires et leur poignée d'interlocuteurs de la haute administration.
L'entourage des deux ministres veut croire les syndicats ouverts, soulignant que tous ont accepté de participer aux conférences. Cela ne les empêchera pas de revenir à la charge sur un sujet de plus court terme : l'ouverture de négociations salariales. Pour le moment, elle n'est pas à l'ordre du jour.