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PARIS - Alors que les syndicats de fonctionnaires demandent une revalorisation des salaires, leur ministre de tutelle André Santini a prévenu jeudi que l'Etat n'avait "pas de grandes marges de manoeuvre", souhaitant qu'une plus grande place soit accordée au "mérite" individuel comme critère d'augmentation.
Les syndicats estiment que depuis l'an 2000, les fonctionnaires ont connu une baisse de 6% de leur pouvoir d'achat.
"Vous connaissez la situation financière (...) Nous n'avons pas de grandes marges de manoeuvre", a dit le secrétaire d'Etat à la Fonction publique sur LCI. Et il a souhaité "aller plus loin vers le mérite", comme critère de revalorisation, soulignant que le point d'indice qui sert de base au calcul du salaire des fonctionnaires ne représente "que 25% de l'augmentation" de leur pouvoir d'achat.
"Il faut (...) qu'il n'y ait pas que des événements automatiques", a-t-il plaidé. "Bientôt, on va être gouverné à l'échelon ancienneté, et ça, ce n'est pas très tonique", a-t-il lancé. André Santini a néanmoins contesté que l'heure soit à la "rigueur", allusion à la déclaration de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, dimanche dernier. "La rigueur n'est pas d'actualité", a-t-il assuré, préférant l'expression de "gestion rigoureuse". "Ce n'est pas sur le dos des fonctionnaires qu'on va réduire ce déficit", a-t-il insisté. Mme Lagarde avait affirmé que le gouvernement préparait "un plan de rigueur (...) destiné à la fonction publique pour l'essentiel". AP