Les informations d'actualites, statutaires, sociales concernant essentiellement la fonction publique, etat, territoriale et hospitaliere, par l'Union Regionale des fonctions publiques CGC, syndicat de la région Centre, et maintenant sur toute la France.
Monsieur le Ministre,
En ce jour de grève et de manifestations intersyndicales (la troisième grève depuis décembre, quant aux manifestations on ne les compte plus !), l’exaspération des professeurs ne faiblit pas, même si la plupart des collègues a préféré comme souvent assurer les cours et ne pas désorganiser la marche des établissements. Beaucoup d’ailleurs, présents dans leur établissement, arboraient des bandeaux portant la mention « Prof en colère ! ».
Ces jours derniers, le climat se tend davantage encore : désarroi perceptible dans les salles de professeurs, occupation de lycées réputés sans histoires comme Lakanal, déclarations à l’antenne de collègues écoeurés du manque constant de considération à leur égard pour ne pas dire humiliés. Dans certaines villes, on a pu constater des manifestations, pour l’instant bon enfant, de lycéens qui scandaient « Profs, élèves, même combat ! ».
Un syndicat comme le nôtre, fondé en 1968, n’a jamais admis que les jeunes, mineurs pour la plupart, descendent dans la rue pour plaider la cause des professionnels que nous sommes. De plus, l’expérience de ces dernières années nous a appris quels risques courent à présent de jeunes manifestants, étant donné la présence systématique de « casseurs », voire la dérive vers des affrontements communautaires.
Qu’attendez-vous, Monsieur le Ministre, pour calmer le jeu ? Vous est-il si difficile de réunir les 15 organisations de l’Intersyndicale autour d’une table ? Est-il impensable à quatre semaines d’une échéance électorale majeure de suspendre l’application des Décrets révisant ceux de 50 pour permettre enfin une réflexion sereine sur l’évolution, nécessaire, de notre métier ?
Nous ne pouvons pas croire que vous envisagiez que l’élection présidentielle soit « plombée » par des incidents qui seraient regrettables en toute circonstance.
Dans l’attente d’une mesure d’apaisement indispensable, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre très haute considération.