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Les informations d'actualites, statutaires, sociales concernant essentiellement la fonction publique, etat, territoriale et hospitaliere, par l'Union Regionale des fonctions publiques CGC, syndicat de la région Centre, et maintenant sur toute la France.

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profs: -1500€

Au moment où les classes moyennes sont réputées sinistrées, le ministère de l'Education Nationale entend supprimer une partie du revenu de certains enseignants. Lu dans le Figaro :

VINGT à trente mille enseignants pourraient bientôt perdre 1 000 à 1 500 euros par an sur leurs salaires. C'est ce qu'a précisé hier le ministère de l'Éducation alors que les syndicats d'enseignants entendent à nouveau mobiliser sur le sujet après leur manifestation plutôt réussie avant les vacances. Ils s'opposent à un projet de décret dont la signature est prévue à la fin janvier.
Ce texte devrait aboutir à ce ­que 30 000 professeurs, sur les 100 000 enseignants certifiés en classe de première, voient un avantage leur être supprimé : aujour-d'hui, ils enseignent 17 heures mais sont payés 18. C'est le système dit d'heure « de première chaire», héritage du temps où le bac se passait en deux ans. S'ils ne veulent pas que leur revenu baisse, ils devront désormais effectuer 19 heures.
«Une modification de droits acquis depuis quarante ans»
« Les syndicats estiment qu'il s'agit d'une modification de droits acquis depuis quarante ans, mais on ne voit pas pourquoi un professeur de seconde ne bénéficie pas d'une telle réduction alors que celui de première dont la discipline ne prépare pas au baccalauréat y a droit », explique-t-on au ministère. Cette heure ne serait plus justifiée aujourd'hui car les épreuves du bac et la charge de travail afférente qui existaient autrefois en classe de première ont été supprimées en 1964 sauf en français.
Le projet de décret est inspiré par un rapport de la Cour des comptes, qui révélait que 28 000 professeurs n'enseignaient pas devant des élèves. La loi de finances 2007 a évalué qu'il fallait diminuer de 10 % ces décharges. « Dans une logique d'économie», le gouvernement s'est appuyé sur ces constats pour supprimer 2 800 postes au budget 2007. Certains enseignants bénéficient en effet aujourd'hui d'une heure de cours en moins qui correspond à ces « heures de décharge» consenties au titre d'un surplus de travail. Outre les heures de « première chaire », existent aussi les heures de «laboratoire», qui correspondent au temps que l'enseignant passe à ranger du matériel : 200 enseignants sont concernés par leur ­suppression. 
Interrogé sur la mobilisation syndicale, le ministère assure « avoir conscience de l'audace d'une modification d'un système ancien », tout en précisant que seule « l'heure de première chaire est vraiment changée, le reste ce sont des inquiétudes ». 
Les syndicats entendent aussi mobiliser contre la bivalence. Cette pratique, répandue en Europe, consiste pour un professeur à enseigner plusieurs matières. Pour les syndicats, comme le Snalc (droite), « avec la bivalence, on sacrifie la qualité de l'enseignement ». Les premiers concours organisés en lettres-anglais notamment n'ont guère été couronnés de succès : sur 1 500 étudiants inscrits, seuls 33 jeunes ont réussi le concours en 2006 ! Celui-ci est en effet d'un très haut niveau. Si elle est mal accueillie par le corps enseignant, la généralisation de cette pratique reste encore bien théorique. 

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