Les informations d'actualites, statutaires, sociales concernant essentiellement la fonction publique, etat, territoriale et hospitaliere, par l'Union Regionale des fonctions publiques CGC, syndicat de la région Centre, et maintenant sur toute la France.
COMME le projet de budget de l'Etat, le projet de loi de financement Sécu pour 2007 risque d'être profondément remanié après les élections. C'est en effet au nouveau gouvernement, quelle que soit l'évolution des dépenses maladie - beaucoup jugent trop limité l'objectif d'évolution (Ondam) inscrit - et celle de la conjoncture économique qu'incombera de décider comment financer l'impasse accumulée depuis trois ans : les 3,9 milliards de déficit maladie prévus fin 2007 et les déficits des autres branches accumulés depuis trois ans, quelque 24 milliards au total. Le projet de Loi de finances s'interroge aussi sur l'efficacité des exonérations de charges qui représentent 7,7 milliards pour cette branche dont 800 millions ne sont pas compensés. L'absence de mesures est mise en avant pour combler le déficit du FSV (5,6 milliards accumulés fin 2007) qui finance les droits de retraite « gratuits » (chômeurs, minimum vieillesse, majorations familiales...) ; la nécessité de « doter le fonds de réserve des retraites d'un financement durable» est réaffirmée. A l'Acoss (chargé du recouvrement des fonds) et à la caisse maladie, les deux branches où le Medef et la CGPME sont revenus siéger, le vote négatif l'a emporté : Medef, CGT, FO et CGC ont uni leurs voix contre le projet tandis que l'UPA, la CFTC votaient pour et que CFDT, CGPME et professions libérales se contentaient de s'abstenir ou de prendre acte.
Comment financer la Sécurité sociale, quelle part laisser à la responsabilité et aux choix individuels, comment apurer la dette générale et, comme le relève la commission sociale du Sénat, dans quelle mesure l'Etat n'améliore-t-il pas ses propres comptes « en se défaussant de ses propres responsabilités à l'égard de la Sécu ».
Si, sur les retraites, un rendez-vous crucial est déjà prévu par la loi Fillon, en janvier 2008, en revanche, sur la maladie, le débat risque d'être vif tant le lobby des professions de santé est actif .