DU TEMPS et plus d'argent. Le constat ne date pas d'hier : pour accepter des postes de directeurs, les professeurs d'école demandent à être mieux rémunérés et plus systématiquement déchargés d'enseignement. Au printemps, Gilles de Robien avait proposé plusieurs mesures pour sortir enfin de ce casse-tête. À une semaine de la rentrée, l'affaire ne semble pourtant pas franchement réglée. L'administration, qui a horreur du vide, désigne systématiquement un professeur d'école dont la mission est de «faire fonction» de directeur.
«Ce qui est un peu aberrant, c'est qu'il s'agit parfois d'un stagiaire qui sort de l'IUFM et qui n'a pas les moyens de refuser», relève Marc Frigout, directeur d'une école à Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne). Afin de soulager les directeurs, Gilles de Robien les a déchargés d'une journée de cours par semaine et s'est engagé à créer 50 000 emplois (un par école), destinés en priorité à des personnes titulaires de revenus d'insertion.