Actuellement, la catégorie A de la fonction publique est notamment délimitée par un niveau de recrutement au niveau de la licence ou niveau II du RNCP. (répertoire national de certifications professionnelles).
Dans une interview à RTL, un petit détail a échappé à la Presse, qui est d'une réelle importance ! Le Président de la République a annoncé une mesure, qui, si elle devait être prise, modifierait sensiblement le paysage des cadres de la fonciton publique : les enseignants pourraient être recrutés à niveau I du RNCP, c'est à dire au Master. C'est alors le plus grand corps de catégorie A qui s'en trouverait modifié : les autres métiers des fonctions publiques se trouveront à un moment donné dans l'obligation de suivre soit en créant des validations "masterisées" en sortie de formation initiale (c'est le cas de certaines écoles), soit en exigeant ce niveau d'entrée, et alors de professionnaliser au mieux la formation dans les écoles (IRA, Pénitentiaire, infirmières, police ...)
La fonction publique des métiers cadrée par de nouvelles grilles indiciaires rationalisées et uniformisées, avec un socle commun de connaissances et de compétences, et une mobilité réelle, s'en trouverait renforcée. Espérons alors que le principe soit étendu à l'ensemble des fonctions publiques, pour un recrutement exhaussé, de qualité, et des formations intiales plus techniques, tournées vers le "prêt à l'emploi".
Il appartient à nos syndicats d'être dès à présent sur la brêche pour suivre ce débat et ces réformes, afin de ne laisser personne en arrière ! En effet, les niveaux aujourd'hui reconnus en Europe sont la licence, le master -II- et le doctorat.
Les masters (bac+5) sont de plus en plus la référence réelle dans les concours et décider de mettre les concours de catégorie A à ce niveau ne fera que reconnaitre cet état de fait.
"La solution c’est le qualitatif. Je souhaite, par exemple, que les enseignants, et X. Darcos s’est engagé avec énormément de détermination, et je le soutiens totalement, c’est ce qu’on appelle la masterisation des enseignants pour les recruter un an après avec un master et les payer plus chers en début de carrière…"