Les informations d'actualites, statutaires, sociales concernant essentiellement la fonction publique, etat, territoriale et hospitaliere, par l'Union Regionale des fonctions publiques CGC, syndicat de la région Centre, et maintenant sur toute la France.
«Oh hisse pour le point d'indice!» Ils étaient entre 17.000 et 35.000 personnes à Paris, 7.000 à 30.000 à Marseille, 6.500 à 15.000 à Toulouse, et plus de 6.000 à Grenoble. Les fonctionnaires ont massivement battu le pavé jeudi pour s'opposer aux réductions d'effectifs voulues par Nicolas Sarkozy et dénoncer une «baisse» de leur pouvoir d'achat.
La mobilisation n'a toutefois pas atteint le niveau du 20 novembre dernier, où quelque 700.000 fonctionnaires s'étaient mobilisés. Jeudi, la CGT a avancé le chiffre de 400.000 personnes dans les rues. La police estime qu'ils étaient 217.500.
Dans l'éducation toutefois, le taux de grévistes était comparable à celui du 20 novembre. La grève était suivie à 34%, selon le gouvernement, 55% d'après la FSU, principale fédération d'enseignants. 11.200 postes doivent être supprimés dans l'Education sur les 22.900 suppressions de postes prévues au total pour la fonction publique d'Etat en 2008.
Cette journée servait aussi de test à l'organisation d'un service minimum d'accueil des enfants par les communes volontaires dans les écoles primaires fermées pour cause de grève, ce qui a alimenté le mécontentement des syndicats. Selon la présidence, 2.023 communes représentant 9 millions d'habitants l'ont appliqué, ce dont Nicolas Sarkozy s'est «réjoui».
Soucieux de désamorcer la fronde, le ministre du budget et de la fonction publique Eric Woerth, jugeant la grève «totalement inutile», a annoncé qu'il proposerait le 18 février une augmentation d'un point de la base de calcul des salaires pour 2008. Derrière la banderole de tête parisienne portant l'inscription «Ensemble pour les salaires, l'emploi, les statuts, et les services publics», Bernard Thibault, le leader de la CGT, a demandé qu'une «revalorisation des salaires soit vraiment à l'ordre du jour». «On nous renvoie à février, c'est beaucoup trop loin au regard de l'urgence sur le pouvoir d'achat» a-t-il réagi.