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Les informations d'actualites, statutaires, sociales concernant essentiellement la fonction publique, etat, territoriale et hospitaliere, par l'Union Regionale des fonctions publiques CGC, syndicat de la région Centre, et maintenant sur toute la France.

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Officiers ... le malaise

La gendarmerie, la police nationale, la pénitentiaire, les pompiers, les douanes, la municipale... les officiers sont au premier plan de la sécurité des personnes et des biens, sur le terrain et nouveaux managers dans le meme temps des acteurs directs, des catégories B et C de la fonction publique.

Les métiers de la SECURITE sont en crise : mal reconnus, mal payés, dispersés, aux contours mal définis, aux horaires élastiques, aux dangers avérés, voire statutaires, ils sont devenus au fils du temps "sociaux", "préventifs", mis à toutes les sauces des besoins du citoyen sans plus de lisibilité !

Un jeune officier qui assure votre sécurité démarre à 1300€ ! Il faut vraiment y croire pour le faire. Les salaires de fin de carrière plafonnent à 3500€ tout compris : est-ce un luxe ?

Aujourd'hui, les corps des officiers, qui assurent le commandement "des troupes" sont coincés entre

- une base qui pousse légitimement vers le haut, du fait de son exhaussement de recrutement et de son niveau réel de responsabilités,

- et une hiérarchie qui n'a qu'une vision étriquée, ces officiers auraient le syndrome d'Iznogoud ! Devenir calife à la place du calife ; de ce fait, ces chefs, directeurs, officiers supérieurs, commissaires, etc... n'ont qu'une idée remettre leurs adjoints naturels "à leur place", c'est à dire bien en dessous d'eux qui prétendent à des postes d'administreur civiles et autres sortis de l'ENA.

Mais quelle est elle leur place, à ces officiers dont la hiérarchie voudrait bien voir couper "les tetes qui dépassent" ?

A la pénitentiaire, les officiers attendent le placement ferme des directeurs en A+ pour devenir catégorie A à part entière, tandis que leurs grilles, leurs responsabilités, la charge de travail, les ont naturellement poussés vers le haut.

Dans la gendarmerie, la reconnaissance des officiers PAGRE est inférieure à celle des Saint Cyriens, destinés d'emblée à de hautes responsabilités : la reconnaissance de l'expérience est en panne ! Et ils sont les boucs émissaires tout trouvés quand çà ne va pas dans les brigades !

Les "officiers" municipaux ne bénéficient toujours pas de grilles dignes de la catégorie A : le nombre de postes est limité et la reconnaissance de l'exercice sur l'intercommunalité se fait attendre. Dans le même temps, la Territoriale et son développement induit par la décentralisation démultiplie leur travail quotidien !

Les réformes en cours aux Douanes ne donnent pas de réelle lisibilité sur le devenir de ceux qui concourent au métier de la sécurité dans cette Administration, en pleine "fusion".

Les officiers de la Police nationale sont entrés en catégorie A par leur statut de juin 2005, et l'accueil des autres catégories A de la fonction publique dans le corps de commandement depuis decembre 2005 : ils sont recrutés à bac+3, exercent sur des postes y compris de chefs de service, mais leurs grilles indiciaires évoluant jusqu'en 2012 ne leur permet pas d'exiger la réciprocité, leurs heures supp' se comptent par millions et sont rachetés hors de toute légalité à 7€ nets de l'heure.

Les mobilités ne fonctionnent pas, les indices terminaux ne sont pas égaux, ni harmonisés avec ceux des autres catégories de cadres A de la fonction publique, aujourd'hui au 1015.

Les officiers dans leur ensemble réclament d'abord la reconnaissance et le respect, qui vont de pair avec des revenus décents, à la hauteur de ce qu'ils sont capables de donner : leur vie.

Le décrochage induit et le côté "taillable et corvéable à merci" quel que soit le métier exercé obligent à rappeler ici

- que l'Europe a prévu les bornages horaires à tous les cadres non dirigeants, non autonomes dans leurs horaires : on ne peut pas exiger des officiers de travailler n'importe quand, n'importe comment.

- que les salaires doivent être à la hauteur des grilles de l'ensemble de la fonction publique par souci de mobilité, dans ces métiers plus que tout autre

- que la prime de commandement doit être exemplaire : le danger sur le terrain pour des cadres de haut niveau, commun à ces professions de la sécurité, cela se paye !

- qu'une formation de qualité, socle de base ainsi que des compétences reconnues de tous, individualisées, et payées à hauteur de l'engagement personnel, sont les conditions sine qua non d'une reconnaissance de l'expérience qui reste à valider au répertoire national des certifications professionnelles : en dehors de l'Armée, qui sert de locomotive en l'espéce, tous les autres ont un retard important accumulé à combler !

La revalorisation globale est un tout : elle est indispensable pour l'ensemble de la filière des métiers de la sécurité  ; ils ont en commun de répondre "présents" aux élus et aux Administrations qui les gèrent : autonomes, responsables, bosseurs, tout cela doit avoir un effet pécunier à la hauteur des exigences du quotidien.

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