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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 15:07

                        LE CORPS UNIQUE, OUI

                                              MAIS POUR QUI ?

 

 

 

De Bernard le Dily, Secrétaire National du Syndicat  Unité –SGP Police –Force Ouvrière

 

« En 15 ans, le visage de la Police nationale a changé profondément même si, en apparence, l'architecture est restée basée sur 3 niveaux, gradés et gardiens de la paix, officiers et commissaires de police. L'équilibre interne de notre institution s'est radicalement modifié, tant au niveau du poids des effectifs respectifs des corps, que des missions qui leur sont dévolues... En 2012, les commissaires de police et l'immense majorité des OPJ du corps de commandement n'accompliront plus aucun acte judiciaire... Moins de 10 % par le corps de commandement... LA POLICE DU XX ème SIECLE A VECU

 

Aujourd'hui, les agents du corps d'encadrement et d'application assument seuls la quasi-totalité des actions, en contact direct avec nos concitoyens. La réalité est manifeste. Elle conduit à penser que la Police nationale ne devrait plus être constituée de trois, mais de deux corps seulement. Le CEA constituerait le socle pour n'avoir qu'un corps unique supérieur..."

                          _______________________________

 

C’est exactement ce qu’à Synergie, nous efforçons de vous faire comprendre depuis  très longtemps.

 

Comme je l’ai expliqué et longuement écrit, nous sommes en plein bras de fer qui vise à la création du corps unique avec pour base saine, le corps des officiers en entier !

 

J’ai croisé beaucoup d’incompréhension ou plutôt de l’incrédulité, lorsque j’ai été amené à expliquer à certains d’entre vous (ou en réunion) qu’il y avait un véritable danger et que ce danger était éminent.

 

Les membres du Corps d’Encadrement et d’application  vont aller chercher une sortie vers le haut afin de s’octroyer une fluidité vitale, les espérances de carrière d’un brigadier Chef âgé de 30 ans aujourd’hui leur laissant 30 voire 35 années pour l’acquisition d’un seul galon de Major. Il est impossible que cela continue ainsi.

C’est Im-po-ssi-ble !

 

Les cadres des syndicats de gradés et gardiens ne sont pas fous. Ils savent parfaitement que se profile une réforme de fond dans la fonction publique, et ils ont parfaitement compris qu’ils pourraient utilement exiger encore plus, que les blocages générés par les différentes réformes et protocoles récents.

 

Leur problème vient simplement du fait que leurs troupes ne sont peut être pas prêtes à de tels enjeux, mais il suffira de les leur expliquer pour susciter l’adhésion.  Cela me rappelle la catégorie A et le SNOP, dont les délégués, malgré les dénégations à ce sujet d’aujourd’hui, s’évertuaient à nous vanter les inconvénients dans toutes leurs réunions, en privilégiant le

Classement Indiciaire Intermédiaire qui « était une étape »

 

 …Encore une étape… ne pas brusquer, chaque chose en son temps, …

 

Mais que de temps perdu !

 

Dire que Charles PASQUA annonçait que la réforme de 1995 n’était que les prémisses de la Police en 2 corps !

 

Alors même si les gradés et gardiens du terrain,  ne voient ou ne comprennent pas  aujourd’hui ces intérêts statutaires, lorsqu’on va leur parler d’espèces sonnantes et trébuchantes, les esprits  vont rapidement s’entrouvrir d’autant que dans leurs rangs, nous y trouvons de jeunes diplômés.

 

Leur rachat de jours CET se fait aujourd’hui à 65 euros pour le CEA (catégorie C) et à 125 euros pour nous (catégorie A)

 

Ne vous inquiétez pas, ils vont aussi, comme beaucoup d’entre nous avaient compris à l’époque l’impérieuse nécessité de la catégorie A, comprendre  où sont leurs intérêts. De plus, ce sont les jeunes générations qui portent les réformes et qui les justifient.

 

Chez nous, nos jeunes officiers surdiplômés sont notre justification à nos ambitions. Il n’y aucune différence aujourd’hui entre un Lieutenant de Police et un Commissaire de Police, n’en déplaise à nos détracteurs.

 

Ils sont identiques, ont fait les mêmes études, possèdent le même bagage universitaire, passent x… concours et  entrent dans l’institution de celui dont ils sont lauréats. Les derniers  exercices de recrutement voient  arriver des jeunes commissaires qui ont échoué au concours d’Officier !

Mais entre le poids de représentants d’un corps de 100.000 âmes, et celui des Commissaires de Police qui sont le fer de lance de l’administration, que pesons-nous,-nous, corps des officiers ?

 

Je dois avouer  que je suis assez effaré, c’est un peu fort mais c’est le qualificatif qui convient….. D’entendre certains de mes collègues, souvent de l’autre bord et non des moindres,  indiquer :

 

 « Qu’il  ne faut pas rêver et que le corps unique Officiers-Commissaire, ne se fera pas comme cela, du jour au lendemain » et  le SNOP prôner dans leur récent congrès : « Le corps Unique, Oui.. Mais cela doit passer de manière transitoire par l’augmentation progressive des voies internes de promotion... » 

 

Un tel discours !!! Alors même que 100.000 gradés et gardiens sonnent à notre porte et que les Gendarmes souhaitent considérer nos Lieutenants et Capitaines comme les leurs, mais ceux  issus de leur système PAGRE  qui propulse leurs sous-officiers en officiers en une semaine de stage.

 

Discours infiniment défaitiste et dangereux pour l’avenir ou complicité de circonstance ?

 

 Et en tout état de cause, ces propos manquent  singulièrement d’ambition tandis qu’on joue les gros bras avec force de recours  face à l’administration et au politique (la même chose en l’espèce) qui sera bientôt, dans le dossier réforme des corps,  le « décideur » en la matière

 

Rien ne s’oppose techniquement,  notamment pour être en cohésion avec  les « vrais » officiers cousins de la Gendarmerie qui sont aujourd’hui à nos côtés dans le même Ministère, à la création  rapide du corps de commandement, de conception et de direction :

 

Rien,

 

Sauf à considérer, à laisser vivre et à presque justifier, l’archaïsme maladif d’une caste vieillissante dont on maintien le système oligarchique en l’accompagnant d’arguties d’un autre temps.

 

 Il faut combattre avec courage cette bastide jugée imprenable car ses fondations ne sont plus crédibles. Les coups de boutoirs qui ont été assénés par notre organisation délitent peu à peu les certitudes hautaines mais crispent les relations. C’est  difficile, mais c’est salutaire.

 

Tous les jours, nous nous battons et encore récemment dans une entreprise locale, pour dénoncer ces reflexes corporatistes qui sont destructeurs de l’efficacité des services et honteux pour l’image de notre institution. On y laisse tous des chapelets d’ulcères, mais nous devons le faire pour l’idée d’une certaine justice sociale et eu égard à la réalité du quotidien dans les services.

 

Une simple volonté politique peut intégrer aujourd’hui cette évidence. Mais ne va-t-elle pas plutôt intégrer le nouveau cheval de bataille des syndicats de gardiens dont on savait qu’ils allaient un jour revenir sur ce combat. «  Du Gardien au Capitaine… » à l’identique avec les gendarmes d’aujourd’hui avec la bénédiction de nos Chefs de Service Commissaires de Police qui pourraient condescendre à digérer quelques Comandants et se frottent déjà les mains en entendant le syndicat majoritaire des Officiers estimer que rien ne presse…  et qu’il ne faut pas heurter ces derniers !

 

Je vous rappelle les écrits cités en préambule :

 

Aujourd'hui, les agents du corps d'encadrement et d'application assument seuls la quasi-totalité des actions, en contact direct avec nos concitoyens. La réalité est manifeste. Elle conduit à penser que la Police nationale ne devrait plus être constituée de trois, mais de deux corps seulement. Le CEA constituerait le socle pour n'avoir qu'un corps unique supérieur..."

 

Alors comment peut-on encore estimer que le temps n’est pas de la partie et qu’il ne sert à rien de brusquer les choses !!!

 

Lorsque le récent décret positionnant tous les Officiers de la Gendarmerie  en corps de commandement, de direction et de conception est sorti, le SNOP souhaitait avec le SCPN et le SICP en demander l’abrogation.

 

Et Synergie ?

 

Nous ? On voulait le même…Tout simplement

 

Il n’y a pas seulement quelques divergences aujourd’hui entre nos deux organisations… quelques nuances sur la forme … même si ici et là, certains me rétorquent cela : « Bof, finalement vous voulez la même chose ? »

 

Alors ce n’est pas un fossé qui s’est creusé entre nous, amis officiers. Il y a un abîme de différences !

 

Alors, il va falloir se bouger et faire les bons choix.

 

Choisir entre vouloir récupérer un régime que l’on a décidé de changer en 2004, par l’intermédiaire de recours,

Ou choisir d’aller de l’avant  et vite, avant de finir dans le marasme d’une réforme statutaire où vous finirez presque tous  comme des sous-officiers à peine améliorés.

 

Avant de mettre un quelconque bulletin dans une urne ou de le poster, nonobstant la sympathie que vous pouvez trouver à tel ou tel délégué, c’est réellement cette élection professionnelle qui déterminera votre avenir et celui des générations futures.

 

Réfléchissez bien.

 

 

 

                                                                                   Didier DURAND

                                                    Secrétaire Régional Midi-Pyrénées/Limousin

                                                                                 Chargé de l’Outremer

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Published by lusancay - dans actualités cfe cgc
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