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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:26

Soixante-douze parlementaires, hostiles à la disparition du numéro du département, viennent de saisir Michèle Alliot-Marie.

L'hostilité à la réforme des plaques d'immatriculation fait tache d'huile. Après les conseillers généraux, les députés. À leur tour ces derniers s'organisent pour faire échec au projet des nouvelles plaques sur lesquelles la référence au département disparaîtra. Des modèles qui entreront en vigueur dès le 1er janvier prochain.

À l'initiative du député UMP des Bouches-du-Rhône, Richard Mallié, un collectif baptisé « Jamais sans mon département » s'est créé il y a trois semaines et compte déjà plus de soixante-dix adhérents chez les députés. Le sujet dépasse les clivages politiques : parmi les contestataires, on dénombre 25 socialistes, deux non-inscrits et des dizaines d'UMP. « Nous voulons que les numéros des départements figurent obligatoirement sur les plaques, alors que cela sera facultatif », explique Richard Mallié en rappelant l'attachement de la population à ces inscriptions. Et d'évoquer ces voyages en voiture où l'on apprend aux enfants le découpage administratif de la France en lisant les fameux petits rectangles d'acier… Mais le système d'immatriculation actuel arrive à saturation.

« À l'heure où l'on parle de mondialisation, il faut pouvoir s'enraciner. Et le département est un repère fort », martèle l'élu qui ne redoute pas la disparition de cette entité administrative. « Le rapport Attali l'a certes évoquée mais Nicolas Sarkozy s'y est opposé », rappelle-t-il en avançant un autre argument pour la conservation des plaques actuelles. La sécurité. « Quand on voit un conducteur qui n'est pas de notre coin, on est encore plus vigilant sur la route car on sait qu'il peut se perdre et avoir une conduite dangereuse. »

 

Vent de révolte

 

Cette mobilisation des députés ne devrait pas en rester là. Déjà, d'autres représentants de la nation ont décidé de se rallier à eux. C'est le cas du sénateur centriste, Jean Boyer. « Depuis que ce projet est annoncé, j'y suis hostile », explique-t-il. Nombre d'élus départementaux ont en effet déjà exprimé leur désaccord avec cette réforme. Des motions ont été votées dans ce sens et des tracts ont été distribués. « Un tiers des départements ont manifesté leur désapprobation », estime-t-on à l'Assemblée des départements de France.

Malgré ce vent de révolte qui balaie la France, le ministère de l'Intérieur qui pilote ce projet, ne devrait guère faire machine arrière. Tout est déjà lancé pour mener à bien les changements. Des réunions d'information avec les représentants des préfets sont en cours, et une convention avec les constructeurs automobiles devrait être signée d'ici à quelques semaines. Place Beauvau, on juge d'ailleurs cette agitation bien inutile : « Rappelons que l'automobiliste pourra ajouter le numéro du département de son choix. »

La lettre adressée lundi par les députés à Michèle Alliot-Marie ne devrait donc pas changer le cours de la réforme. Les parlementaires ont convenu de se réunir mercredi prochain pour décider quelle suite donner à leur mouvement.

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Published by lusancay - dans actualités cfe cgc
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