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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 15:01

Vers une fusion fin 2009 avec un nouveau nom pour la CFE-CGC et l'UNSA

avr 22

Interview croisée de Bernard Van Craeynest, Président de la CFE-CGC et Jean Grosset, Secrétaire Générale Adjoint de l'UNSA sur les modalités du rapprochement des deux organisations syndicales. Deux représentants qui affirment avoir été pris de court par l'annonce du rapprochement par le site de l'Express le lundi 14 avril. La conférence de presse prévue le vendredi 18 avril qui devait officialiser le projet de rapprochement a été annulée. Les instances dirigeantes des deux syndicats vont profiter de leur "tour de France" respectif déjà prévu pour animer la campagne des Prud'homales afin de convaincre le terrain de l'intérêt d'un rapprochement. L'objectif étant d'arriver à une fusion fin 2009 avec un nouveau nom à la clé.

En quoi votre projet de rapprochement entre la CFE-CGC et l'UNSA tient-il à dépasser le clivage des étiquettes politiques collées aux organisations syndicales ?

Bernard Van Craeynest : La politisation des syndicats est l'une des raisons qui explique leur manque de crédibilité. Affirmer notre indépendance est essentiel. Notre barycentre se situe bien au centre droit mais nous comptons aussi des adhérents au PS. Les postures idéologiques n'ont pas lieu d'être quand on regarde les enjeux sous-tendus par les dossiers économiques et sociaux. C'est le pragmatisme qui doit prévaloir. 

Jean Grosset : Il n'y a pas de courants politiques organisés chez nous mais ce n'est pas pour autant que nous sommes apolitiques. En mai 2002, nous avons appelé à manifester contre le Front National. Les salariés doivent s'engager dans le syndicalisme indépendamment de leur adhésion politique.  Toutes ces sensibilités différentes doivent exclusivement s'exprimer sur des questions syndicales. Notre projet de rapprochement n'a rien de commun avec l'ouverture politique prônée par le Président de la République.

Quel sont les points de friction de ce rapprochement ?


Bernard Van Craeynest
: le premier travail a justement consisté à identifier les points de friction. La Police Nationale en est un. J'ai rencontré dès le mardi 15 avril, les représentants d'Alliance et de Synergie Officier. Ils sont prêts à regarder les modalités du projet. Il y aura inévitablement des éléments de recomposition du paysage syndical dans la Police puisque l'UNSA et Alliance représentent plus de 85% des voix aux dernières élections professionnelles. Même l'administration centrale n'a pas intérêt a avoir en face d'elle une telle hégémonie syndicale. Nous avons identifié d'autres points de friction dans la banque et l'assurance. Chez Total également où le Syctam, affilié à l'UNSA, résulte d'une scission de la CFE-CGC. Il y a toujours eu des transferts dans l'histoire du syndicalisme. Il s'agit désormais de dépasser les clivages idéologiques pour travailler dans le rassemblement le plus large possible au service des salariés.

Jean Grosset : la culture de l'UNSA va changer mais il faut en finir avec les scissions à la moindre divergence de points de vues. Nous avons le souhait de rassembler en se focalisant sur les points de convergence.

Est-ce une stratégie offensive ou défensive ?

Bernard Van Craeynest : Il y a 92% de part de marché à conquérir. Ce rapprochement procède d'une stratégie offensive. C'est une erreur stratégique que de vouloir bâtir un pôle réformiste et un pôle contestataire. Il s'agit de répondre aux besoins des salariés avec une nouvelle offre de services syndicaux et une optimisation des structures. Cela sous-entend de se remettre en question. L'offre catégorielle restera toujours à l'affiche. Promouvoir un syndicalisme d'encadrement est d'autant plus indispensable que les cadres ont de plus en plus de difficultés à exprimer leur spécificité face à la pression sur les résultats. Nous n'excluons pas des contacts avec d'autres organisations syndicales.

Jean Grosset
: L'UNSA est en développement. Nous ne prenons pas des adhérents aux autres syndicats. Ce rapprochement s'inscrit donc dans une logique offensive. Reste que la réforme de la représentativité syndicale qui traduit une stratégie très défensive de la CFDT et de la CGT représente une raison de plus de mettre en marche ce rapprochement. Nous avons la volonté de regrouper les réformistes. Nous aurions été favorables à des discussions avec la CFDT. Il y a vraiment une complémentarité à exploiter en jouant la carte d'un syndicat interprofessionnel qui contribue à  dresser des ponts entre la fonction publique et le secteur privé.

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Published by lusancay - dans actualités cfe cgc
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